Lu dans le parisiens aujourd’hui et discuté avec des camarades
La maire de Lille a été acclamée dimanche lors de la réunion à Paris des reconstructeurs.
Adversaires d’hier, les amis de Martine Aubry, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Dominique Strauss-Kahn se sont retrouvés dans un climat unitaire dimanche à Paris, pour débattre au cours d’une journée qui a consacré le grand retour de la maire de Lille sur la scène nationale.
Ce «pôle des reconstructeurs», selon l’appellation qu’il s’est donné, veut sortir de l’alternative «Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë», persuadé qu’il déboucherait sur un remake du fratricide congrès de Rennes (1990) entre Lionel Jospin et Laurent Fabius.
«Nous allons échanger, débattre.
Si nous continuons comme on l’a fait aujourd’hui, ce congrès (en novembre, à Reims), nous le gagnerons» car «les Français attendent de nous une autre perspective», a déclaré Martine Aubry, l’ex-numéro deux du gouvernement Jospin en concluant les travaux, très suivis – 1.200 militants sont passés. A l’applaudimètre, elle l’a nettement emporté.
Pour Jean-Paul Huchon, président (strauss-kahnien) de la région Ile-de-France, cette rencontre a été «une vraie réussite». «C’est très encourageant», a-t-il dit, en dépit des réticences d’une partie des strauss-kahniens emmenés par Pierre Moscovici. Le député du Doubs a d’ailleurs boudé le déjeuner commun des têtes d’affiche.
«La question du leadership est essentielle. Mais nous n’avons pas les moyens de la régler d’ici novembre», a affirmé Henri Weber. «Donnons-nous le temps de le faire et consacrons-nous au programme», a ajouté l’eurodéputé fabiusien.
Arnaud Montebourg a présenté les «reconstructeurs», «d’abord comme une force d’interposition (…) mais aussi de proposition».
«C’est ce qu’il y a de plus nouveau au PS depuis bientôt dix ans, et donc, c’est ce qu’il y a de plus utile aux Français», a estimé M. Fabius.
Pour la première phase du congrès, celle des «contributions» fin juin, chaque sensibilité devrait néanmoins déposer son propre texte. Avec, pour Mme Aubry, le soutien de responsables PS de sa région.
Outre le refus de «la présidentialisation» du parti, les «reconstructeurs» partagent l’analyse qu’à l’heure d’«une nouvelle phase de la mondialisation» marquée par «les crises financière, alimentaire, énergétique, climatique», la gauche doit apporter des réponses différentes, selon Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien).
Ils entendent aussi hisser haut «les valeurs de la gauche». «Nous n’avons pas su dire qu’il n’y a pas de liberté sans égalité, qu’on n’est pas libre quand on n’a pas de boulot ou de logement», a lancé Mme Aubry.
Enumérant les grandes réformes sociales de la gauche, M. Montebourg a déploré que les socialistes soient «incapables d’avoir une lecture commune de leur passé».
Martine Aubry a rejeté le reproche fait à toutes ces sensibilités différentes de vouloir «marier la carpe et le lapin». «Comment cela, nous n’avons rien à faire ensemble ! Nous sommes socialistes !», a-t-elle lancé. «Il n’y a pas besoin» d’accoller d’autre épithète, «ceux qui ont honte de le dire n’ont rien à faire dans notre parti», a-t-elle ajouté. L’allusion à M. Delanoë, qui s’est déclaré «socialiste et libéral», était transparente.
La maire de Lille n’a pas non plus épargné Ségolène Royal et son «ordre juste». «Il faut remettre la phrase dans le bon ordre et dire qu’il n’y a pas d’ordre sans justice», s’est-elle exclamée.
Une ombre au tableau, Pierre Moscovici, candidat déclaré à la direction du parti, est tout sauf enthousiaste devant une alliance qui risque d’apparaître, selon lui, comme «un cartel des non à Ségolène Royal et Bertrand Delanoë». Songeant notamment à ce dernier, il reste partisan d’«une synthèse de tous ceux qui pensent la même chose».
Avec qui Martine Aubry fera t-elle aliance telle est la question que je me pose ce soir et quel est l’ intéret du NPS sensibilité que je soutiens tel est l’ autre question que je me pause
Publié par nathanielbensaid 






