
Bon ,je sais que mon post arrive super tard mais , comme on dit mieux vaut tard que jamais , le nouvel age de faire qui est le journal de la fédération de Paris du MJS est paru depuis quelques temps déjà , environs début mai si je ne me trompe alors , voici un bref résumé de ce qui s’ y trouve que j’ ai piqué sur le site de la fédé de paris …
Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu avec 53% des suffrages. Un an plus tard, l’hyperprésident, en chute libre dans les sondages, a souhaité expliquer sa politique aux français. Finalement, après sa prestation, quelle analyse peut-on tirer de cette interview ? Nicolas Sarkozy, Président incompris ou impuissant ? Retour sur quelques-uns des thèmes abordés.
Sur la forme tout d’abord, après toute les dérives de son début de mandat et notamment la surmédiatisation de sa vie privée, Nicolas Sarkozy souhaitait faire passer une image plus présidentielle de sa personne et rassurer les français quant à leur avenir. « Ce n’est pas ma faute » est pourtant apparue comme sa rengaine favorite pour décrire son état d’esprit. La faute à l’euro, aux 35 heures, au prix du pétrole etc. Le Président est dépassé par les évènements et c’est tout sauf rassurant…
Sur le fond maintenant et les questions économiques notamment : le paquet fiscal serait, selon lui, une « erreur de communication ». 15 milliards d’euros pour les 10% de la population les plus favorisés tandis que le pouvoir d’achat des français est en berne… Juste une erreur de communication ? C’est pourtant toute une logique qui est à revoir. La répartition des richesses est en cause. Tandis que le paquet fiscal favorise les rentiers, le Président assure que les français ne doivent compter que sur leurs heures de travail pour rehausser leur compte en banque. Le « Travailler plus pour gagner plus » a pourtant bien montré son ineffi cacité depuis le début de son mandat. En effet, il est évident que ce ne sont pas les salariés qui vont choisir leur temps de travail mais bien les employeurs qui le feront pour eux, s’ils en ont la possibilité. Alors que la réduction du temps de travail est apparue ces dernières années comme la seule solution pour lutter efficacement contre le chômage, le Président exhibe fièrement ses chiffres actuels, qui ne reflètent cependant pas du tout la réalité. En effet, ces chiffres cachent la hausse incroyable des contrats de travail précaires. Et pourtant, la France ne devrait pas avoir vocation à marcher sur les pas de la Grande-Bretagne, pays dans lequel les salariés sont obligés d’accumuler plusieurs emplois précaires afin de pouvoir joindre les deux bouts.
Sur la question de l’immigration ensuite, le Président se perd dans ses contradictions. Lui qui, en début d’interview, assure que son rôle est de mettre en place des réformes « diffi ciles mais nécessaires », ne souhaite cependant pas porter l’idée du droit de vote des étrangers pour les élections locales car cette idée serait, selon lui, trop « impopulaire ».Et pourtant… Des milliers d’étrangers participent à la richesse de la France, travaillent, paient leurs impôts. Pourquoi n’auraient-ils pas naturellement le droit de s’exprimer à travers la manière la plus citoyenne qui existe, à savoir le vote ? Un Président qui manque donc aussi de courage… Puis, après avoir à plusieurs reprises confondu « régularisation » et « naturalisation », Nicolas Sarkozy confirme son soutien au si polémique ministère de l’immigration et de l’identité nationale et à sa politique du chiffre en matière d’expulsions, qui essaie de faire croire que les immigrés sont la cause de tous les maux de la France
et qui conduit à de graves dérives policières.
Pour conclure, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois affirmé qu’il avait « sa part de responsabilité » dans les mauvais résultats de sa politique. Pour autant, il ne souhaite d’aucune façon changer de cap.
Nous, jeunes socialistes, avons le devoir de continuer à lutter. Continuer à lutter en participant, par exemple, toujours plus nombreux aux mobilisations sociales qui ont lieu et notamment les mobilisations lycéennes, afin de dénoncer la logique de démantèlement du service public (11200 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine). Continuer à lutter dans la rue à travers les diffusions de tracts ou encore les actions coup de poing pour dénoncer et porter à la connaissance de nos concitoyens toutes les dérives libérales du gouvernement actuel. Comment se fait-il qu’une loi aussi dangereuse que celle sur la modernisation du marché du travail passe presque inaperçue dans l’opinion publique ? Voilà la raison qui nous a poussés à mettre en place notre Mois des Groupes sur ce thème justement. Chaque tract, chaque affiche,
chaque échange a son importance pour lutter, dénoncer et convaincre.
Chers camarades, le rendez-vous est pris : dans la rue, en réunion, sur le terrain, en formation… Nous avons le devoir de nous battre afin de ne pas laisser notre pays sombrer encore plus profondément dans l’injustice.
Pour télécharger l’ Age de faire rendez vous sur le site de la fédération de paris







