
A partir d’ un article du blog de Nicolas Anoto
Après un ciné débat organisé mardi dans le cadre du mois des groupes par mes camarades du groupe 6 14 et 1 2 9 de la fédération de paris du MJS sur le théme de travail avec un brillant intervenant Gérard Filoche j’ ai eu envie d’ écrire ce post sur la démocratie social en France car , je pense que nous ne somme pas un modèle du genre.
Oui je ne ne suis pas satisfait de la démocratie sociale en France. Oui, je pense que la greve n’est pas l’alpha et l’omega du mouvement social. Je pense que le plus important dans une mobilisation c’est de faire passer un message et de convaincre. Un bon exemple: le CPE où les premiers sondages positifs ont vite été dépassé par une vague de colère: on s’attaquait à la notion même d’espoir! Je suis pour un syndicalisme fort, qui soit un partenaire social puissant, qui fasse trembler le patronat, et qui ne le fasse pas rire.
Je pense que pour que la gauche revienne au pouvoir et surtout pour qu’elle puisse à nouveau faire bouger les lignes sociales et économiques, pour qu’elle change la société et la vie, il est necessaire qu’elle discute avec les syndicats, qu’elle élabore avec eux un vrai projet de démocratie sociale. Rendre possible des comités d’entreprise territoriaux pour les petites entreprises. Rendre possible un droit de greve effectif pour tous les salariés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans les PME. Faire des élections prudhommales un grand moment de démocratie égal aux autres élections.
J’ai été surpris et blessé par certaines remarques à un article que j’ai retiré, mal compris et mal utilisé. à l’échelle mondiale, la part croissante des bénéfices allant au profit et non à la rémunération du travail devrait nous inciter à réagir. Aller aux manifs, ca ne suffit pas. La politique doit rééquilibrer les rapports sociaux entre salariés et patrons. Faire grève ne suffit pas. Des fonds secrets de l’UIMM au manque d’organisation des grèves (perlées, sans fond de réserve, peu suivies par manque d’information…), leur efficacité est limitée: Elles affaiblissent souvent le salariat sans affaiblir le patronat. Dans le secteur public, elles ne font qu’énerver des usagers sans leur faire comprendre les enjeux de la privatisation du frêt, de la suppression des lignes secondaires…et c’est dommage!
Alors évidemment on se bat avec les outils qu’on a mais celà n’empeche pas de reflechir et d’avancer? Ou peut-être c’est de droite de dire ca. mais là je désespere. En Allemagne, les metallos (2,4 millions de syndiqués à IG Metall) ont obtenu 8% d’augmentation et les fonctionnaires (verdi avec 2;3 millions d’adhérents) 5%. qu’en est-il en France? Et je devrais ne pas me poser de question? (plus d’infos, voirhttp://www.fondation-res-publica.org/France-Allemagne-le-…)
La Gauche doit réfléchir. Réfléchir à la question des salaires: Est-ce au politique de la régler ou peut-on imaginer de légitimer les syndicats en leur donnant plus de marge de manoeuvre de ce côté là? Il s’agirait alors de s’inspirer de la “mitbestimmung” allemande pour que les salariés aient plus de poids dans l’entreprise. Réfléchir au rapport capital travail: Peut on accepter la modération salariale appliquée par des entreprises soumises aux dictats des fonds de pension qui veulent 15% de dividendes pour les actionnaires, en déstabilisant toute l’économie?
Les syndicats aussi doivent réfléchir. Les divisions historiques doivent être dépassées pour aller vers des clivages de fond! Le rapport que les syndicats entretiennent avec les partis de gauche doit changer: la charte d’amiens est une belle victoire pour les anarchistes, l’autonomie des acteurs est importante, mais n’y a t’il vraiment aucun projet commun à discuter, du type du programme commun ou desassises du socialisme, auxquels CGT et CFDT avaient été associés, dans les années 70? Sur les modes d’action, il doivent être diversifiés. Il faut que les discussions deviennent des négociations, que les mobilisations soient vues comme un outil pour peser, menacant car rare, massif car bien organisé!
Je suis ambitieux pour le syndicalisme, la gauche et le mouvement social. et vous?








avril 19, 2008 à 10:12 |
faineant!