Sarko : des mesure sans lendemain au sacrifice de l’ avenir

avril 25, 2008

Nicolas Sarkozy va d’effets d’annonces en mesures précipitées, et face à cette course à la réforme bâclée, c’est notre avenir qui se trouve compromis. Le gouvernement a fait 15 M d’euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés l’été dernier. Les plus modestes, quant à eux, attendent toujours des solutions pour leur pouvoir d’achat, à défaut de cadeaux. Notre génération n’a pas à subir les économies faites notamment sur notre éducation et donc sur notre avenir pour payer les frais de telles mesures de courte vue.

Il faut constater que le Président de la République refuse de prendre ses responsabilités et essaie de s’en exonérer.

Le Président de la République nous a fait ce soir une démonstration de non sens organisé. N’hésitant pas à dire tout et son contraire, il explique qu’il ne peut pas tout mais quelques minutes après, que c’est à lui de prendre les décisions.

Toute cette intervention télévisée, n’était qu’une longue justification personnelle. Le président n’a pas compris que nous ne lui demandons pas de se justifier personnellement mais de donner du sens à sa fonction, celle de président de tous les français. Plus que 4 ans…


Le mouv contre la casse de l’ éducation reprend en province

avril 24, 2008

Partout en France des lycéens se mobilisent contre la suppression de postes dans l’éducation. Après une forte mobilisation en Ile de France, qui continue malgré la période de vacances scolaires, d’autres lycéens rejoignent le mouvement, à Tours, à Toulon, à Marseille, à Strasbourg et dans bien d’autres villes.
Alors que toute une génération voit ses perspectives de plus en plus compromises ; alors que la jeunesse est soumise à une précarisation croissante, l’éducation reste le dernier outil d’émancipation et de protection. Un outil nécessaire à la jeunesse pour construire son avenir et son autonomie. C’est pourquoi je refuse de rester les bras croisés. Nous refusons d’être la génération sacrifiée !

Demain, un certain nombre d’actions et de manifestations se tiendront dans de nombreuses villes.


Disons non à la casse de l’ éducation nationale

avril 24, 2008

http://www.mjsparis.com/2007/images/zoom/FSKOKS/Photo_(3).JPG

L’incompréhension monte dans l’Education Nationale. La politique menée par le gouvernement suscite de multiples inquiétudes légitimes. Les réductions massives de postes, 11 200 rien que pour cette année, entraîne un profond mécontentement. A Paris ce sont plus de 200 postes qui ont été supprimés dans les lycées et les collèges affectant le plus souvent les établissements de l’Est parisien où se concentrent la majorité des catégories populaires et des ZEP. Ce sont autant de classes supprimées entraînant une surcharge des autres classes. Ce sont autant d’options supprimées qui diminuent l’offre pédagogique de ces établissements. On racle l’os, voici ce que je ne cesse d’entendre de la part d’enseignants et d’élèves exaspérés. Cette exaspération se traduit par une mobilisation sans cesse croissante des collégiens, des lycéens et de leurs enseignants dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte. Le gouvernement doit comprendre qu’il fait fausse route. Il n’y a aucune honte à corriger ses erreurs, il doit revenir sur les suppressions de postes. Voici ce que j’ai relayé comme message lors d’une conférence de presse tenue au Lycée Paul Valery en compagnie de plusieurs députés socialistes parisiens en écho à la mobilisation qui s’amplifie.
On ne peut pas faire de l’Education Nationale la variable d’ajustement d’une politique d’austérité budgétaire, il s’agit d’abord et avant tout de l’avenir de nos enfants.

De même, Xavier Darcos doit entendre et comprendre qu’il fait fausse route avec sa réforme des programmes scolaires de l’école primaire. Bien évidemment aucun programme n’est intangible. Les programmes sont fait pour évoluer, encore faut-il le faire pour de bonnes et non pour de mauvaises raisons. Les derniers programmes datent de 2002. Ils semblaient recevoir un large accord de la communauté scolaire à tel point qu’en 2004, Xavier Darcos, alors Ministre délégué à l’Enseignement scolaire, décidait de cosigner une préface élogieuse d’un ouvrage les publiant. Et, voici que subitement il conviendrait de les refondre entièrement ? Quelle mouche a donc piqué le Ministre de l’Education nationale ? D’autant plus qu’aucune évaluation de ces très récents programmes n’est intervenue ! Que cache une telle précipitation ? De ce seul point de vue, la méthode choisie n’est pas convenable. Les derniers programmes avaient fait l’objet d’une élaboration transparente confiée à une commission qui avait travaillé pendant 18 mois. Les nouveaux programmes ont été élaborés dans la plus grande discrétion, pour ne pas dire le plus grand secret. Le Conseil national des Programmes a été supprimé et personne n’est en mesure de déterminer aujourd’hui quelles sont les personnes qui ont présidé à leur élaboration. Ces programmes ont fait l’objet d’une première publication pour consultation au BO du 28 février 2008. Une seule demi-journée de discussion a été accordée aux enseignants, le 29 mars dernier, sommés, en toute urgence de faire leurs remarques sur des programmes qu’ils découvraient à peine, les synthèses ministérielles devant être effectuées le 5 avril. Ce n’est pas sérieux, or, il s’agit d’un sujet extrêmement sérieux.
Voici pour la méthode, examinons maintenant le fond de cette réforme. Je ne prétends pas maîtriser les débats extrêmement complexes relatifs à la pédagogie. Je laisserai donc cette question à plus qualifié que moi, même si nombre de critiques pédagogiques formulées à l’encontre de ces nouveaux programmes ne me semblent pas dénués de sens commun. En revanche comme tout un chacun je ne peux que constater le gouffre abyssal qui sépare les objectifs affichés des résultats effectivement atteints. Ces nouveaux programmes sont motivés par la volonté de recentrer l’enseignement sur les fondamentaux et plus précisément sur l’enseignement du français et des mathématiques. Mais, en même temps que le Ministre claironne cet objectif il concocte des programmes qui auront l’effet inverse. En effet, il réduit de deux heures le temps d’enseignement pour le porter de 26 à 24 heures hebdomadaires, tout en ajoutant une heure supplémentaire d’EPS et en introduisant deux nouvelles matières au programme, l’histoire de l’art et l’éducation au développement durable. Comprenne qui pourra ! Ceci ne peut qu’aboutir dans les faits qu’à consacrer moins de temps à l’enseignement du français et des mathématiques, but exactement inverse à celui officiellement poursuivi. D’autant plus que ces programmes sont alourdis avec de vraies incongruités comme l’enseignement de la division dés la fin du CE1 alors que traditionnellement elle était apprise en CM1. Cette affaire de la division n’est pas anecdotique, elle concentre, au contraire, toutes les contradictions de cette réforme. La division est l’opération la plus complexe à maîtriser puisqu’elle constitue la synthèse des trois autres opérations. C’est pourquoi, elle n’était enseignée qu’à partir du CM1, une fois les autres opérations acquises.

Des lors comment ne pas se demander si en fait cette réforme des programmes ne cache pas un but inavoué, celui de préparer une réduction drastique des effectifs enseignants dans le primaire. En effet, supprimer absurdement deux heures d’enseignement à l’école primaire permettra dans un second temps de diminuer d’autant le nombre d’enseignants.

Là encore je pense que le gouvernement serait bien avisé de revoir sa copie. Si Xavier Darcos estime qu’une réforme des programmes est nécessaire alors il doit prendre le temps d’une véritable consultation et d’une véritable concertation de la communauté scolaire. Une concertation et une consultation qui soient réellement publiques et transparentes. C’est la seule méthode qui soit de nature à rétablir la confiance entre le gouvernement, les enseignants et les parents. Le rôle d’un ministre est de conforter l’institution scolaire dans ses missions, pour la faire évoluer, et non de chercher systématiquement à la déstabiliser.


La nouvelle déclaration de principe du PS

avril 24, 2008

http://ginisty.typepad.com/weblog/images/ps.jpg

A partir d’ un article du blog de Nicolas Anoto
Je vous rassure tout de suite, je suis secrétaire-adjoint de section je ne vais pas m’amuser à tirer à balles réelles sur le premier parti de la gauche qui vient de refondre sa déclaration de principes, qui datait de 1990. Ce texte, c’est l’aboutissement d’une reflexion menée par une commission présidée par Alain Bergougnioux, secrétaire national aux études, sur le projet du parti socialiste pour le XXIème siècle; sa conception de son rôle, de la société et du monde.

Les médias vont vous expliquer que le PS opère son “bad godesberg”, qu’il abandonne la référence à la révolution, qu’il devient résolument un parti réformiste. Et c’est ce que tout le monde retiendra? Non si nous savons nous saisir de ce débat.

Essayons d’abord de résumer la nouvelle déclaration: Le Parti socialiste se réclame des lumières et du mouvement ouvrier, héritier des valeurs de la révolution française. Il se revendique du socialisme démocratique: prendre le pouvoir par les élections pour changer la société et non pas un couteau entre les dents à la tête d’une avant garde éclairée. Celà fait longtemps qu’on n’aiguise plus les baionnettes en réunion de section mais les médias n’ont pas remarqué…Le socialisme est résumé comme une lutte contre les injustices et une espérance, une explication du monde.

Il parle d’égalité des droits comme objectif, aparemment l’égalité ne suffirait plus. C’est dommage. Il met au centre de son projet le développement durable, c’est nouveau. Mais c’est aussi galvaudé. Ce ne serait que la protection de la nature, d’apres la déclaration. Et le partage juste et durable des ressources de la planète? Quelles valeurs font l’objet d’un article? L’égalité, le développement durable, le progrès (dur d’être contre)…interessant: ce progrès n’est pas calculé à travers une croissance économique mais à partir d’indicatifs de qualité de vie…et la démocratie.

Les objectifs du parti socialiste pour le XXIème siècle? Les socialistes portent un projet d’économie mixte avec une place nouvelle pour l’économie sociale. Au delà des blagounettes sur l’économie régulée du marché (par qui, comment; dans la mondialisation financière je sais pas…) et sur la critique du capitalisme (on critique mais est ce qu’on dépasse?). La place du travail? Insertion, émancipation, justement rémunéré, laissant de la place au temps libre. La place de l’état social? Il lutte contre la rente, investit dans l’éducation…mais je regrette que son rôle redistributeur soit pauvrement évoqué. L’impôt semble être un gros mot pour les rédacteurs de la déclaration.

“Le parti socialiste lutte pour la paix”. (le contraire aurait été remarqué), il est laique, il est réformiste. Là je vois que certains se sont fait plaisir, merci à eux, les médias ne vont retenir que ça. Chers camarades, le réformisme est un outil, pas une fin en soi, il est synonyme de socialisme démocratique. Quand on renonce à pendre les patrons avec les tripes des curés, forcément on est réformiste, pas de quoi en faire tout un plat. “Il change la société par la loi et le contrat”. C’est bien de le dire, reste à le faire! Il est décentralisateur (pourquoi pas).

Il est européen. Dommage que ce paragraphe soit le plus creux de la déclaration. Affirmer de telles ambitions, c’est osé, on s’attend à un projet ambitieux pour des politiques publiques fortes basées sur un budget, un impôt, des coopérations renforcées…assurant un développement humain juste et partagé dans toutes les régions, un contre modèle économique et politique face au capitalisme financier et à l’unilatéralisme américain non? Bon ben ce qui est écrit c’est: “l’UE a pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable, le progres social, de promouvoir la créativité culturelle et de relever les défis planétaires”. C’est on ne peut plus light…

“Le parti socialiste est internationaliste”. Là encore on reste light sur l’alternative proposée au niveau mondial. On laisse les sud-américains élaborer dans leur coin le socialisme du XXIème siècle, pourquoi pas…”Le parti socialiste est un parti populaire”. celà reste un défi pour le premier parti de la gauche. Ce paragraphe qui s’interesse à ce qu’est le parti socialiste, à ses dirigeants, à la place qu’il laisse aux associations, aux femmes, nous devons l’investir: il est fondamental pour le devenir de notre famille politique. “Le parti socialiste ne se résigne pas aux divisions historiques de la gauche”. Un premier pas vers une structure fédérale?

Toutefois , je regrette quand même le fait que la référence à l’ idéal révolutionnaire ai été supprimée car , l’ idéal de gauche est révolutionnaire en ayant une méthode réformiste pour la mise en place de cet idéal


Grève des travailleurs sans papiers refusons de fermer les yeux

avril 21, 2008

Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes socialistes

C’est une première en France ! 300 salariés sans-papiers ont commencé, mardi 15 avril, une grève illimitée dans une vingtaine d’entreprises. Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce les conditions dans lesquelles ces personnes sont employées et exploitées. Considérés comme nécessaires dans l’activité économique du pays, ces salariés de l’ombre exigent d’être reconnus. Ils entendent dénoncer leur situation et réclamer leur régularisation immédiate. Ces grévistes réclament aussi l’application d’une mesure gouvernementale française du 7 janvier 2008 qui prévoie de régulariser les travailleurs en situation irrégulière « à titre exceptionnel » dans les secteurs où le manque de main-d’œuvre est symptomatique. Mais sous certaines conditions…

L’occupation, préparée depuis une semaine dans la plus grande discrétion, est prévue pour un temps indéfini, nuit et jour. Dans certains endroits, de simples piquets ont été installés, dans d’autres, ce sont des occupations physiques, comme à Villejuif, mais dans le calme. C’est bien pour alerter l’opinion publique que cette action a été mise en œuvre avec comme objectif d’interpeller les entreprises pour qu’elles fassent, elles aussi, pression sur le ministère.

Les employeurs connaissent parfaitement la situation de cette main-d’œuvre qu’ils exploitent. Très souvent, ils ont signé un contrat de travail, mais avec de faux papiers. Ces salariés ont tous des fiches de paye, ils déclarent leurs impôts et ils cotisent sans avoir de bénéfices en retour. Sans papier, ils sont obligés d’accepter tous les emplois et ils sont confrontés à des conditions de travail largement en deçà des nationaux ! C’est qu’on appelle la “délocalisation sur place”. Nous voulons plus de sanctions pour ces employeurs qui profitent de la faiblesse des autres pour mieux s’enrichir.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes demande au gouvernement d’entendre enfin les revendications de ces travailleurs en situation irrégulière. Nous soutenons ces grèves ; décision courageuse, lorsqu’on sait que ces personnes vivent en fugitifs dans des conditions d’extrême précarité au quotidien. Les risques sont grands. Ces derniers mois, les reconduites à la frontière sont de plus en plus fréquentes et se font dans des conditions scandaleuses. Le Mouvement des Jeunes Socialistes réaffirme la nécessaire régularisation de tous les sans-papiers. Une nouvelle fois, nous dénonçons l’humiliation qui est faite à ces hommes et à ces femmes et qui, avec le soutien des syndicats, des associations et des partis politiques de gauche, doivent continuer à faire valoir leurs droits !


En rire ou en pleurer que faire?

avril 19, 2008

Je viens grâce au blog de Valério l’ un de mes camarades socialistes de tomber sur ce site je vous en recommande donc une petite visite c’ est consternant!!!!C’ est bientôt le 40 ème anniversaire de ce grand moment d’ histoire qu’ à été Mai 68 et voilà comment il à été récupéré. C’ est franchement dépriment.

le site des jeunes de droite sur Mai 68


Ma vision de la démocratie sociale en France

avril 19, 2008

833811517.jpg

A partir d’ un article du blog de Nicolas Anoto
Après un ciné débat organisé mardi dans le cadre du mois des groupes par mes camarades du groupe 6 14 et 1 2 9 de la fédération de paris du MJS sur le théme de travail avec un brillant intervenant Gérard Filoche j’ ai eu envie d’ écrire ce post sur la démocratie social en France car , je pense que nous ne somme pas un modèle du genre. 

Oui je ne ne suis pas satisfait de la démocratie sociale en France. Oui, je pense que la greve n’est pas l’alpha et l’omega du mouvement social. Je pense que le plus important dans une mobilisation c’est de faire passer un message et de convaincre. Un bon exemple: le CPE où les premiers sondages positifs ont vite été dépassé par une vague de colère: on s’attaquait à la notion même d’espoir! Je suis pour un syndicalisme fort, qui soit un partenaire social puissant, qui fasse trembler le patronat, et qui ne le fasse pas rire.

Je pense que pour que la gauche revienne au pouvoir et surtout pour qu’elle puisse à nouveau faire bouger les lignes sociales et économiques, pour qu’elle change la société et la vie, il est necessaire qu’elle discute avec les syndicats, qu’elle élabore avec eux un vrai projet de démocratie sociale. Rendre possible des comités d’entreprise territoriaux pour les petites entreprises. Rendre possible un droit de greve effectif pour tous les salariés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans les PME. Faire des élections prudhommales un grand moment de démocratie égal aux autres élections.

J’ai été surpris et blessé par certaines remarques à un article que j’ai retiré, mal compris et mal utilisé. à l’échelle mondiale, la part croissante des bénéfices allant au profit et non à la rémunération du travail devrait nous inciter à réagir. Aller aux manifs, ca ne suffit pas. La politique doit rééquilibrer les rapports sociaux entre salariés et patrons. Faire grève ne suffit pas. Des fonds secrets de l’UIMM au manque d’organisation des grèves (perlées, sans fond de réserve, peu suivies par manque d’information…), leur efficacité est limitée: Elles affaiblissent souvent le salariat sans affaiblir le patronat. Dans le secteur public, elles ne font qu’énerver des usagers sans leur faire comprendre les enjeux de la privatisation du frêt, de la suppression des lignes secondaires…et c’est dommage!

Alors évidemment on se bat avec les outils qu’on a mais celà n’empeche pas de reflechir et d’avancer? Ou peut-être c’est de droite de dire ca. mais là je désespere. En Allemagne, les metallos (2,4 millions de syndiqués à IG Metall) ont obtenu 8% d’augmentation et les fonctionnaires (verdi avec 2;3 millions d’adhérents)  5%. qu’en est-il en France? Et je devrais ne pas me poser de question? (plus d’infos, voirhttp://www.fondation-res-publica.org/France-Allemagne-le-…)

La Gauche doit réfléchir. Réfléchir à la question des salaires: Est-ce au politique de la régler ou peut-on imaginer de légitimer les syndicats en leur donnant plus de marge de manoeuvre de ce côté là? Il s’agirait alors de s’inspirer de la “mitbestimmung” allemande pour que les salariés aient plus de poids dans l’entreprise. Réfléchir au rapport capital travail: Peut on accepter la modération salariale appliquée par des entreprises soumises aux dictats des fonds de pension qui veulent 15% de dividendes pour les actionnaires, en déstabilisant toute l’économie?

Les syndicats aussi doivent réfléchir. Les divisions historiques doivent être dépassées pour aller vers des clivages de fond! Le rapport que les syndicats entretiennent avec les partis de gauche doit changer: la charte d’amiens est une belle victoire pour les anarchistes, l’autonomie des acteurs est importante, mais n’y a t’il vraiment aucun projet commun à discuter, du type du programme commun ou desassises du socialisme, auxquels CGT et CFDT avaient été associés, dans les années 70? Sur les modes d’action, il doivent être diversifiés. Il faut que les discussions deviennent des négociations, que les mobilisations soient vues comme un outil pour peser, menacant car rare, massif car bien organisé!

Je suis ambitieux pour le syndicalisme, la gauche et le mouvement social. et vous?


Berlusconi III , qu’ en adviendra t-il de la gauche italienne

avril 16, 2008

 

 

L’expérience du Parti Démocrate et de la Gauche Arc-en-ciel italienne débouche sur le fiasco qu’on pouvait redouter. Pour la troisième fois, Berlusconi sera président du conseil, “Premier” (prononcer “prèmièr) comm

on dit de l’autre côté des Alpes. Le PD fait un score très proche de celui de l’Ulivo, en 2006, en absorbant toute une partie de l’électorat de la gauche mais le total des voix de gauche+centre gauche+centre allié à la gauche chute de plus de 7 points.

Voilà une réponse à tous les apprentis sorciers qui veulent faire éclater le PS pour le raccrocher à deux pôles, de gauche plus radicale et socialo-démocratico-modémo-tiédasse. L’électorat de gauche y perd ses petits, l’évolution politique du pôle démocrate ne fait que légitimer les postulats de la droite, la gauche de la gauche est marginalisée par ses postures et par la nécessité d’un vote utile, l’abstention progresse.

Si la spécificité de ses élections réside dans des considérations relatives au mode de scrutin et à une bipolarisation très forte engendrée par les schémas d’alliance resserrés choisis,  on peut tout de même en tirer trois leçons  applicables en Italie comme en France.

Il faut un pôle fort au centre de la gauche pour gagner. C’est la première leçon. Le choix de construire un parti sur une base électorale plus large que les 19 % des démocrates de gauche en 2006 était légitime, mais le placer aussi au centre sur l’échiquier a été une erreur politique.

La deuxième est que opposer à la stratégie démocrate une réponse “plus à gauche que moi tu meurs” ne mène pas à grand chose. Le score de la gauche Arc-en-Ciel est un désastre. Au final, il n’y a plus un seul socialiste ou communiste -se revendiquant comme tel- au Parlement italien. Les changements économique, sociaux et technologiques du monde nécessitent de vrai réponses et pas des postures.

La troisième est que la crise du politique est loin d’être derrière nous. Le score de la Lega Nord (plus de 25% dans certaines régions), l’abstention, nous rappelle que le populisme, le repli sur soi guête toujours en Europe. La Belgique nous le montre régulièrement. Le poids des médias, l’incapacité de la gauche à trancher les conflits d’intérêts entre les pouvoirs de l’argent, des médias et d’une droite ne servant plus des valeurs mais des intérêts participent de cette crise. Et la participation à la dernière présidentielle ne doit pas être idéalisée: la mobilisation des anti-sarko contre les anti-ségo a joué à plein, plus qu’un désir profond de soutenir un des deux candidats.

Le monde change. La crise du système financier et boursier, la crise de l’énergie, le changement climatique, le renversement de la pyramide des âges et la révolution technologique le montrent. Le compromis social historique de 1945 reste une référence pertinente quand à ses valeurs mais il ne fonctionne plus de manière optimale aujourd’hui. Arrêtons de subir face à la droite, qui s’attaque à ce compromis pour  démanteler tout système solidaire, en défendant des outils qui ne marchent plus.

Nous devons réviser ces politiques à l’aune des changements et des attentes des citoyens : une meilleure prise en compte de la précarité, des revenus, de l’individu et des changements de situation au long d’une vie. Et travailler à proposer des outils modernes et efficaces face à ces défis. Audacieux, nouveaux. Capables d’opérer directement sur la répartition de la valeur ajoutée. Les faire connaître et donner des clefs de lecture sur ces évolutions aux citoyens en particulier des catégories populaires. La gauche doit aussi se saisir des nouveaux outils technologiques, inventer de nouveaux espaces et de nouvelles formes de militantismes.

Veltroni s’est trompé en recherchant la modernité plus au centre. La modernité est pourtant bien une clef pour la gauche. Elle ne réside  pas dans des postures ou des stratégies d’alliances. Mais dans la capacité à regarder devant, à remettre l’ouvrage déjà réalisé en question, tout en étant fidèle à ce que nous sommes.


Après les buffets du ministère les buffets de la mairie du septième

avril 10, 2008

Hier soir en rentrant d’ une réunion CVL je trouve dans mon courrier une lettre adressée à ma mère qui m’ a fait beaucoup rire et donné envie d’ écrire ce billet. 

Cette lettre nous à été adressée par Rachida Dati en voici son contenu : 

Chère Madame, Cher monsieur, 

Les élections viennent de s’ achever. Chacun d’ entre vous a participé au bon déroulement des élections municipales. 

Je souhaite vous exprimer à cette occasion ma reconnaissance à toutes les personnes qui par leur travail et leurs sens des responsabilités, ont su contribuer à mener à bien la préparation et le déroulement des opérations électorales 

Aussi j’ ai pensé qu’ il serai agréable de nous réunir autour d’ un buffet, le jeudi 17 avril prochain à 19h à la mairie. 

Cette réception qui se veut convivviale, me donnera l’ occasion de vous faire part de tout ma satisfaction et de vous remercier de vive voix pour votre collaboration et votre dévouement. 

Qu’ en penser , Rachida à t-elle oubliée que lors d’ un vote il y avait des assesseur et notamment socialistes ce que fut ma mère durant le premier tour des élections et puis la tournure de la lettre qui prette à sourire comment rachida dati fait elle pour avoir une communication politique aussi nulle. 

Et , à l’ heure ou notre gouvernement nous bourre le mou avec des économies budgétaire une ministre du gouvernement trouve moyen d’ organiser un buffet dans la mairie de l’ un des quartiers les plus favorisés de Paris alors que ce que l’ on peut appeler quoi qu’ en dise les gouvernement un plan de rigueur est mis en place au détriment du plus grand nombre mais aussi des services publics et de beaucoup d’ acquis sociaux comme l’ éducation pour la quelle il y à eu une mobilisation très réussie aujourd’hui mais aussi pour la défense du service publics , des aides social car , je pense et les dis haut et fort le service publics et les aides sociales c’ est une fonction principale de l’ état et , la mission de service public de l’ état ne se résume pas à envoyer des soldats en Afganistan pour faire plaisir à G.W Bush et à recruter des policier pour les envoyer dans les banlieux. Mais bon ne l’ oublions pas monsieur Sarkozy est de droite et , nous n’ avons pas la même vision des choses entre droite et gauche d’ ou l’ importance de la bataille culturelle. 


La flexi-précarité

avril 6, 2008

Communiqué de presse du MJS 

Sécurité pour le patronat, précarité et flexibilité pour les salariés :
NON au projet de loi sur la “modernisation” du marché du travail !

Le projet de loi sur la “modernisation” du marché du travail traduit dans les textes un certain nombre de dispositions issues de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008, signé par quatre organisations syndicales à l’issue d’une très discrète “négociation” débutée en septembre dans un cadre et un délai préétablis par le gouvernement. La CGT n’a pas signé cet accord.

Deux ans après le mouvement ayant obtenu le retrait du CPE, qui contestait déjà la généralisation des contrats précaires que voudrait nous imposer le MEDEF, c’est désormais l’ensemble des travailleurs qui est la cible de ce projet de loi puisque les modifications du code du travail prévues auront aussi un impact sur les contrats déjà signés, tout en facilitant pour l’employeur la possibilité de modifier unilatéralement le contrat de travail.

Ce texte contient des reculs inacceptables :
- Allongement de la période d’essai (jusqu’à 8 mois dans certains cas);
- Nouveau contrat de travail précaire dont la durée serait ocnditionnée à la réalisation d’un projet;
- Séparabilité à l’amiable (faisant croire que n’importe quel salarié peut négocier son départ);
- Entraves sans précédent au droit d’accéder aux prud’hommes;
- Suppression de l’indemnité spécifique de licenciement économique.

Nous considérons que notre avenir mérite mieux que ça.
Dès maintenant, préparons une riposte d’ensemble et unitaire !

Une riposte s’impose

Nous, organisations de jeunesse politiques, syndicales et associatives :
- alertons et informons les salariés et futurs salariés sur le contenu de ce projet de loi et sur l’accord du 11 janvier
- exigeons le retrait de la loi sur la “modernisation” du marché du travail
- appelons les retraités, salariés, jeunes travailleurs, étudiants et lycéens à se joindre aux mobilisations qui seront organisées à l’occasion de l’examen de ce texte.

Cette réforme n’est pas une attaque isolée : elle s’inscrit dans la politique de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale. Dans cettes logique, une renégociation de l’assurance chômage est également prévue pour le premier semestre 2008.

La volonté du gouvernement est claire et assumée : démanteler les droits sociaux issus de 60 ans de luttes sociales.

Premiers signataires :
AL, FSE, Génération Précaire, JCR, Jeunes Verts, JC, Jeunes CGT, JRG, MJS, SUD Etudiant, SUD Lycées 75, Zone d’Ecologie Populaire

Premier rendez-vous :
Meeting, mercredi 9 avril 2008 à 18h30, Bourse du Travail – Paris – M° République

Alors ripostons à la politique du gouvernement qui donne tous aux patronats et qui est la plus anti sociale possible pour les citoyens